Crise sanitaire et futur parcellaire

A tou.te.s ce.ux.lles qui possèdent toujours la capacité de refoulement nécessaire, les empêchant probablement de réfléchir, et pour le coup, de réagir avec l’égoïsme primaire de tou.te.s ce.ux.lles qui n’ont rien dit et encore moins fait…

Afin d’éviter l’écueil de la pensée unique visant à diviser pour encore mieux régner, évitons d’argumenter stérilement dans ce dialogue de sourds qui s’est installé, car pour comprendre la gestion politique de cette crise sanitaire, chaotique en surface et très bien ordonnée dans sa partie immergée, il est important, voire urgent de poser la question « A qui profite le crime ?! ». Point d’idéologie à ce stade, rien que des faits et les tendances qui résultent de ces faits et générant de nouvelles exceptions qui risquent bien de devenir les nouvelles normes…

Afin de saisir l’ampleur et la violence des conséquences de cette énième crise capitaliste, reportons nous à deux ans avant la pandémie. Point de gouvernement, mais un patronat et une extrême-droite  faiseu.r.se.s  de roi et reine, une « opposition » socio-démocrate servant d’idiot utile et accompagnant servilement le désastre annoncé…On nous sert de la crise économique, écologique, financière à toutes les sauces et les gilets jaunes commencent à peser sur les inconsciences les plus affutées…du coup presque tous les Etats ont choisi d’avoir recours à la force et glissent de plus en plus vers un parlementarisme autoritaire! Les attaques concertées du patronat et des gouvernants contre tous les acquis sociaux risquant de freiner la marche victorieuse d’un capitalisme moribond, vers ce qui devrait devenir la « (Toute) Nouvelle Economie », celle sans pétrole.

Il s’agit bien ici d’une contre-révolution bourgeoise (encore une) ayant pour objectif l’affaiblissement du corps politique et social, afin de se prémunir des aléas d’une transition économico-écologique qui s’annonce dure et violente.

La gestion capitaliste et ultra-libérale de cette crise « sanitaire » a démontré avec quelle facilité hallucinante des masses apeurées sont prêtes à sacrifier sur l’hôtel de leurs égoïsmes et lâchetés les quelques protections collectives et individuelles que ce système leur offre encore. Sans ces réactions conciliantes des populations, point d’avancées pour les possédants…et pourtant!

Il aura suffit d’un peu plus d’un an de confusion, de fatigue et de peur pour modifier nos habitudes de consommation, et pas pour un mieux malheureusement! De pute à cliques à consommateur à claques il n’y avait qu’un pas à franchir et la Co-Vid l’a fait! Un an de confinements de masse sorti tout droit du Moyen-Age auront transformé Bezos en héraut du commerce, le plaçant tout en haut de la chaîne alimentaire et consacrant les GAFA comme les insurmontables éléments d’une nouvelle croissance économique, les héros de l’économie du futur. Merci qui? Merci à tous nos gouvernants, aux laquais et fidèles serviteurs de leurs maîtres de possédants, qui à travers le choix de longues périodes de confinement et d’incertitude, mêlées à une confusion feinte, mais assumée dans leurs choix de distanciation physique, n’auront privilégié et permis une continuité de fonctionnement que pour les secteurs privés, les grands groupes industriels et commerciaux, affaiblissant massivement le secteur informel, culturel et social. Avec des relents de darwinisme social fascistoïde et brutal les décisions prises par nos gouvernants apparaissent de plus en plus pour ce qu’ils sont en réalité: l’imposition de choix politiques favorisant encore plus les riches et prétendant poser les rails vers une économie faite de Gafa, Pharma et manipulation de masses…

Pour qui « l’ubérisation » de la société n’était qu’un trait d’esprit grognon et islamo-gauchiste sera puni et devra recopier 100 fois: Je savais, mais par égoïsme je n’ai rien fait! »